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Atelier sur l'énergie au Bénin



ACADEMIE NATIONALES DES SCIENCES, ARTS ET LETTRES DU BENIN




ATELIER INTERNATIONAL PREPARATOIRE A LA RENTREE SOLENNELLE -2013

THEME : SITUATION ENERGETIQUE AU BENIN : ETAT DE LEIUX ET PERSPECTIVES

COTONOU, 10 ET 11 AVRIL 2013

RAPPORT SUCCINT SUR L’ATELIER (TWAS)



En prélude à la première rentrée solennelle de l’Académie Nationale des Sciences, Arts et Lettres du Bénin (ANSALB), un atelier international préparatoire a été organisé à Cotonou (INFOSEC) les 10 et 11 avril 2013 sur le thème «Situation énergétique au Bénin : état des lieux et perspectives». Y ont participé des représentants des académies africaines des sciences et des réseaux d’académies, des représentants des opérateurs économiques, des enseignants-chercheurs, des étudiants. Ont également participé à l’atelier, outre les Académiciens du Bénin, des cadres du Ministère de d’Energie, des Recherches Pétrolières et Minières, de l’Eau et du Développement des Energies Renouvelables (MERPMEDER), un représentant du Conseil Economique et Social (C.E.S) du Bénin et un représentant du Patronat.

De nombreuses communications ont été présentées. Ce sont notamment :

1- Présentation de la brochure de l’ASADI (Initiative de Développement des Académies des Sciences d’Afrique) sur l’accès à l’énergie en Afrique au Sud du Sahara.

2- Des études de cas sur le Maroc, le Sénégal, l’Ethiopie et le Bénin.

3- L’impact des problèmes énergétiques sur l’économie béninoise.

4- La contribution de la recherche à l’appropriation énergétique au Bénin.
Des études de cas, nous avons retenu de riches enseignements. C’est ainsi que pour le Maroc, la politique énergétique est axée sur quatre piliers :

• La sécurisation de l’approvisionnement par la diversification des ressources et sources énergétiques, par l’optimisation du bilan national et par la maîtrise de la planification énergétique ;

• La généralisation de l’accès à une énergie moderne et à un coût compétitif ;

• Le développement durable ;

• L’intégration énergétique régionale.

Cette stratégie marocaine de l’énergie ambitionne de satisfaire ses besoins en énergie électrique à hauteur de 42% à l’horizon 2020 par les énergies renouvelables à part égale entre l’énergie solaire, l’énergie éolienne et l’énergie hydraulique.

En matière de recherche et de développement, l’exposé relate la création de l’Institut de Recherche sur l’énergie solaire et les énergies nouvelles (IRESEN) ainsi que les efforts déployés par l’Académie Hassan II des sciences et techniques pour soutenir la recherche développement et l’innovation en matière d’énergie.

Pour l’Ethiopie, l’orateur a montré comment, malgré une situation climatiquement défavorable, l’Ethiopie a pu asseoir une politique de production d’énergie hydroélectrique de près de 8 GW (93% de la fourniture), sans toutefois parvenir à satisfaire les besoins des populations rurales. La politique actuelle consiste à développer les potentiels éolien et géothermique. Parallèlement, les travaux de construction du barrage du Millénaire sur l’OMO River ont démarré depuis 2011.

Afin d’atteindre ces objectifs, le gouvernement éthiopien fait des efforts considérables en vue d’amener la population à financer localement les projets.

Le cas du Bénin a été présenté sous les deux volets de la disponibilité limitée et des besoins croissants non satisfaits. L’orateur a beaucoup insisté sur la pénurie de matières énergétiques, la faiblesse de la consommation à des fins industrielles et dans les campagnes, les difficultés d’approvisionnement en ressources énergétiques.

L’expérience du Sénégal est axée sur la coopération par des contrats d’achat entre partenaires privés (les producteurs privés et les producteurs autonomes d’énergie électrique) et la Société Nationale d’Electricité du Sénégal (SENELEC), société de distribution d’énergie électrique dans laquelle l’Etat sénégalais est majoritaire. Par ailleurs, le Sénégal a fait un grand effort de législation et de règlementation pour la promotion des énergies renouvelables et des biocarburants.

Ces différentes présentations révèlent des approches différentes qui méritent des études approfondies afin d’en tirer les leçons pour le Bénin.

Deux autres communications ont retenu l’attention des participants. Il s’agit de « l’impact des problèmes énergétiques sur l’économie béninoise : diagnostic et éléments de solutions » faite par un représentant du Patronat et « Contribution de la recherche à l’appropriation énergétique au Bénin » par un membre de notre Académie.

Dans sa présentation, le Patronat a donné des exemples concrets de l’impact de coupures et délestages sur les rendements des entreprises et par conséquent sur la création de la richesse et des emplois. Il a rapporté par ailleurs que les pertes d’énergie électrique entre la production et la consommation sont estimées à 22% alors que le coût d’un % de perte est de 1 milliard de nos francs. Il a enfin indiqué que les operateurs économiques béninois sont prêts à s’impliquer dans la production et le transport de l’électricité pour résoudre le problème crucial de l’accès à l’énergie.

Au troisième point, le conférencier a insisté qu’il ne saurait y avoir de développement sans énergie ; il a déclaré que les opérateurs économiques béninois sont prêts à s’impliquer dans la production et le transport de l’électricité afin de résoudre le problème crucial de l’accès à l’énergie au Bénin.

La dernière communication relative à la contribution de la recherche a souligné le coût encore élevé de l’énergie solaire avant de proposer la possibilité d’envisager dans un cadre régional, l’approche du nucléaire. Cependant, des travaux de recherche sont en cours afin de découvrir des matériaux organiques moins chers pour la production de l’énergie solaire.

Au terme des débats riches et fructueux, les recommandations suivantes ont été proposées :

1. Que la recherche scientifique en général fasse l’objet d’une attention spéciale de la part du gouvernement en ce qui concerne les infrastructures, l’équipement et la formation des ressources humaines et qu’un institut soit dédié aux questions relatives aux énergies. L’Académie Nationale des Sciences, Arts et Lettres du Bénin s’engage à s’impliquer dans la mise en œuvre de cette recommandation.

2. Que la possibilité du nucléaire soit explorée avec plus d’attention dans un cadre régional.

3. Que le gouvernement intensifie le partenariat public privé pour accélérer le développement des infrastructures en vue de la production énergétique.

En marge des travaux de l’atelier, une rencontre a été organisée entre le Groupe Interacadémique pour le Développement et les Académies Africaines des Sciences pour envisager des actions futures dans un esprit de collaboration mutuelle en vue d’atteindre les objectifs qui contribueront au développement de nos pays. Dans ce cadre, le Bénin a été désigné pour abriter le Forum Africain de la Science et de la Technologie pour le Développement (FAST-DEV) en 2014.





LISTE DES PARTICIPANTS A L'ATELIER


Dernière modification le : 11/02/2014 @ 12:46
Catégorie : Aucune

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